Chantilly, le 9 avril 2026
Fermetures de classes à Chantilly : la Ville défend un projet éducatif ambitieux et solidaire
La Ville de Chantilly a pris acte, avec surprise et préoccupation, de l’annonce par voie de presse de la possible fermeture de trois classes dans ses écoles à la rentrée 2026. Dès la diffusion de cette information, les élus et les services municipaux se sont mobilisés pour analyser la situation et défendre les intérêts éducatifs des écoliers cantiliens.
Un diagnostic rigoureux et partagé
En coordination avec les directrices d’école, la Ville a croisé les données d’effectifs actuels et les prévisions d’inscriptions pour la rentrée prochaine. Ces éléments ont été présentés dès le 8 avril à Monsieur Legrand, inspecteur de la circonscription, qui a confirmé une baisse démographique significative des effectifs. Cependant, cette baisse ne saurait justifier à elle seule des fermetures brutales, sans prise en compte des spécificités locales et des projets pédagogiques en cours.
Une mobilisation pour préserver la qualité éducative
Chantilly est profondément attachée à :
• La qualité de son cadre de vie, reconnue par tous, et ce y compris au sein des écoles durant le temps d’apprentissage,
• Les conditions de travail des enseignantes et enseignants, déjà mises à rude épreuve par des accompagnements personnalisés insuffisants, ainsi que celles des autres agents – de la ville ou de l’État – qui interviennent dans les écoles,
• L’inclusion et l’accueil des enfants en situation de handicap ou de fragilité, pour qui un accompagnement est nécessaire, aujourd’hui déjà insuffisant faut de moyens humains notamment.
La Ville a donc formulé auprès de l’inspecteur de la circonscription une série d’arguments étayés, soulignant notamment :
• Les besoins spécifiques de chaque école, et même de chaque classe, souvent liés à des projets innovants ou à des publics vulnérables,
• Le manque déjà constaté d’accompagnement (RASED, AESH) nuisant à l’ensemble des élèves,
• La volonté de la ville d’inclure les enfants à particularité ou présentant des troubles d’apprentissages, rappelant que la ville finance un poste à temps complet dans une école pour accompagnement des enfants en ULIS,
• L’impact des fermetures sur l’équilibre des établissements et la vie scolaire, niant une réalité locale,
• L’absence de concertation préalable avec les élus locaux, pourtant garants de la cohésion éducative sur leur territoire.
Des actions concrètes pour influencer la décision
• Transparence et dialogue : la municipalité a invité les associations de parents d’élèves à une rencontre destinée à partager les éléments présentés, et s’engage à informer régulièrement les familles, les enseignants et les partenaires éducatifs de l’avancée des discussions.
• Rencontre avec le DASEN (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) : la Ville lui présentera sa position formalisée en vue de la décision finale qui doit intervenir en juin, et défendra les conditions d’un apprentissage de qualité, en s’appuyant sur des données locales précises et des projets éducatifs concrets.
• Saisine de l’inspecteur spécialisé du pôle École inclusive de l’Oise : pour alerter sur les besoins spécifiques des écoles et garantir que, si des fermetures devaient intervenir, les moyens alloués à l’inclusion et à l’accompagnement des élèves soient d’autant plus mis à niveau.
Un contexte national, des enjeux locaux
La baisse de la natalité, phénomène national, ne doit pas se traduire par un appauvrissement de l’offre éducative à Chantilly. La Ville rappelle que les fermetures de classes, décidées sans concertation, fragilisent les dynamiques locales et pénalisent les territoires qui investissent dans leur école publique.
Appel à la responsabilité de l’État
La municipalité de Chantilly demande à l’Éducation nationale de :
• Revoir sa copie en intégrant les réalités territoriales et les projets pédagogiques,
• Garantir des moyens humains et matériels à la hauteur des besoins, notamment pour l’inclusion en renforçant par au moins deux personnel le RASED (enseignants spécialisés) permettant le décloisonnement,
• Associer les élus locaux aux décisions qui impactent directement la vie des Cantiliens.
« L’évolution démographique est connue. Mais au-delà des chiffres, il s’agit de nos enfants ! L’enfance est au centre de mon projet politique : l’école est un pilier de notre ville, et je me battrai pour qu’elle reste à la hauteur des attentes de nos familles et de nos enseignants »
Bénédicte de Cacqueray
Maire de Chantilly
Première Vice-Présidente de la Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne