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jeudi 16 août 2018

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Travaux et grands projets

La ville poursuit son projet de rénovation global du stade des Bourgognes

SPORT. Permettre à chaque Cantilien de pouvoir accéder à la pratique sportive dans de bonnes conditions et dans des locaux agréables et adaptés, tel est l’un des objectifs de la ville qui consacre cette année 13% de son budget au sport. Il existe à Chantilly un engouement exceptionnel pour l’activité physique : plus de 32 associations sportives sont représentées sur le territoire et accueillent chaque année plusieurs milliers de licenciés.
La ville de Chantilly construit, entretient, assure la maintenance et gère au quotidien l’exploitation des équipements sportifs municipaux.
Aujourd’hui, la ville poursuit le réaménagement du stade des Bourgognes par la réalisation d’un terrain de football synthétique avec de nouveaux éclairages et de nouveaux vestiaires qui seront dédiés aux 1700 pratiquants des clubs de l’USC, du rugby, de l’UNSS section foot, de l’athlétisme, à la gendarmerie…
Zoom sur le projet.

Les travaux consistent en l’aménagement d’un terrain synthétique, l’installation d’un système d’éclairage artificiel mutualisé avec le terrain de rugby contigu et la réalisation d’un bâtiment vestiaire dédié.

Le terrain synthétique

Le projet s’inscrit dans le complexe sportif du stade des Bourgognes, sur le terrain numéro 4 attenant au terrain de rugby.

Il s’agit de l’aménagement d’un terrain en gazon synthétique de 105 m x 68 m, pour la pratique du football, avec homologation en niveau 4 (installations sportives minimales utilisées pour le Championnat de France Amateur 2, le Championnat de France Féminin D1 et en Championnat Senior Masculin Division Honneur des Ligues régionales).

L’opération consiste en la réalisation d’un sol en gazon synthétique avec remplissage en sable et granulats superposé à une couche de souplesse. Pour ce faire de nombreux éléments techniques doivent être respectés et conformes aux exigences de la FFF, à savoir nombre de touffes au m² (8 400 minimum), nombre de brins par touffe (6 brins minimum), poids de la fibre en décitex (12 000 minimum), hauteur des fibres (40 mm minimum), épaisseur de la fibre (360 microns).

Les filets pare-ballons, la main courante, les buts de football à 11 et à 8, les poteaux de corner, les abris joueurs, les abris arbitres, les gratte-pieds … seront remplacés. La clôture du terrain en grillage, la mise en place d’un portail et portillon, la remise en état des abords sont également prévus. Une fontaine à eau sera installée.

L’homologation du terrain, en niveau 4, est conditionnée par les tests sportifs réalisés obligatoirement par un laboratoire reconnu par l’Etat indépendant des fournisseurs et applicateurs. Elles doivent intervenir dans les 6 mois suivant la mise en service.

Ne nécessitant pas de tonte et très peu d’arrosage pour rester verts, les gazons artificiels permettent une utilisation quasi permanente. Cependant, ils doivent être nettoyés périodiquement.

Plusieurs agents des services techniques de la ville seront formés à l’entretien spécifique de cet équipement avec du matériel dédié.

L’éclairage

L’éclairage du terrain de football en gazon synthétique devra répondre aux normes en vigueur pour une homologation par la FFF en niveau E5 (niveau d’éclairement à 150 lux).

Le futur éclairage sera donc constitué de 6 mâts d’une hauteur de 16 m. Les mâts seront équipés de 2 projecteurs chacun avec des caches anti-éblouissement.

Cette installation offrira également un nouvel éclairage au terrain de rugby attenant.

Les vestiaires

Les vestiaires spécifiques au terrain en gazon synthétique seront de types modulaires préfabriqués, de plain-pied, d’une surface d’environ 206 m².

Ce bâtiment composé de vestiaires, douches et sanitaires sera revêtu d’un bardage bois sur les 4 façades, de type mélèze et couvert d’une toiture en zinc de couleur naturelle, de la même manière que le bâtiment du Club house. Le faîtage sera aligné visuellement sur celui du bâtiment du club house.

Ces structures modulaires permettent de construire des vestiaires certifiés et adaptés aux spécificités de la discipline sportive, dans le respect de la réglementation sur les vestiaires d’un terrain synthétique.

Un des atouts de ces constructions modulaires est incontestablement la rapidité de mise en œuvre.

Concernant l’aménagement intérieur et toujours pour être homologué niveau 4, la FFF impose, au minimum : 2 vestiaires de 20 m² chacun (25 m² recommandés) avec sièges et porte-manteaux et 2 salles de douches (accès direct à chaque vestiaire) pour les joueurs, avec, au minimum, 6 pommes par salle.

Il est également recommandé de disposer de 2 vestiaires supplémentaires de 20 m² chacun minimum avec sièges et porte-manteaux, lavabo équipé d’un miroir, de WC et urinoirs pouvant être communs aux joueurs, arbitres et dirigeants, d’un vestiaire (12 m²) avec douches et WC pour les arbitres et d’un local délégué (6 m² minimum).

La création de ce nouvel équipement permettra d’avoir un temps de jeu multiplié tant pour les entraînements que pour les matchs, un confort de pratique ainsi qu’un bâtiment vestiaires optimisé et normé.

Le site sera entièrement clos pour les besoins du chantier. Ceci pour garantir la sûreté des lieux et la protection des équipements.

Cependant, un accès au stade pendant les travaux sera mis en place.

Les travaux débuteront au printemps 2018. Fin des travaux pour la rentrée scolaire et sportive de septembre 2018.

Montant des travaux : 1 800 000 € TTC.

A la rentrée 2018, la ville lancera une étude pour la dernière phase des travaux du projet de rénovation global du stade : réfection des bâtiments vestiaires existants, réaménagement du stationnement aux abords, création d’une nouvelle aire de sport de glisse.


L’Eglise Notre-Dame de l’Assomption

PATRIMOINE. L’église Notre-Dame, monument fondateur de la paroisse puis de la ville de Chantilly, est un très bel exemple de l’architecture religieuse classique française du XVIIe siècle. Classée monument historique depuis 1965 et propriété de la ville depuis 1905, elle a fait en 2016-2017 l’objet d’une étude en vue de sa restauration. Une grande campagne de travaux débutera en 2018 pour s’achever en 2020. Retour sur son histoire, son état de conservation et les travaux à venir.

L’histoire de Notre-Dame commence au XVIIe siècle. Le château appartient alors au prince Louis II de Bourbon Condé, dit le Grand Condé qui, depuis les années 1660 a engagé une transformation complète de son domaine sous la direction d’André Le Nôtre. Les hameaux de Chantilly (la ville n’existe pas encore) se développent avec l’arrivée d’une main-d’œuvre nombreuse et la construction d’une église paroissiale devient nécessaire. En 1686, le Grand Condé inscrit dans son testament sa volonté de voir ériger une église sur une parcelle du domaine, près du château. Mais le décès du prince en décembre 1686 transfère à son fils Henri-Jules le soin d’exaucer son vœu. L’église est érigée entre 1687 et 1691 par l’architecte P. Guitard sur des plans de J. Hardouin-Mansart, puis consacrée en 1692. Désormais, Chantilly est une paroisse et deviendra donc à la Révolution une commune à part entière. L’édifice est alors de taille relativement réduite, composée d’une nef unique voutée en berceau, d’un chevet semi circulaire, de deux chapelles basses, d’une sacristie et d’une chapelle des fonds baptismaux. Au cours des travaux, un clocher est ajouté ainsi que deux chapelles hautes.

Dès 1724, l’église s’avère déjà trop petite. On ajoute alors une travée de nef supplémentaire, une nouvelle façade sur rue et les chapelles latérales sont prolongées pour former deux bas-côtés. Sa forme est désormais définitive et telle que nous la connaissons aujourd’hui.
En 1793, la Terreur interdit le culte et l’église est transformée en « Temple de la Raison » jusqu’en 1802. Le mobilier liturgique est brulé, l’orgue détruit, les objets précieux volés. Les tableaux de Louis de Boulogne offerts par les princes au XVIIe siècle échappent à ce saccage.
Au XIXe siècle, l’essentiel des travaux concerne les décors intérieurs de l’église. Le maître-autel et les stalles sont restaurés, un mobilier de style néo-classique installé, les autels Notre-Dame et Saint Hubert reconstruits, un orgue Cavaillé-Coll acheté.
En 1841, la chapelle Notre-Dame des Suffrages est aménagée par JC. Piar Derinet (architecte), L. Bénouville et J. Lenepveu (peintres). Dans la même travée, en face, le duc d’Aumale fait aménager en 1852 par son architecte Grisart le monument des cœurs destiné à recevoir les restes de ses aïeux. C’est aussi au duc d’Aumale que l’on doit les deux loges surplombant le chœur. De nouvelles cloches sont acquises et déplacées du clocher initial vers le comble de la nef afin de sonner en direction de la ville désormais étendue vers l’ouest.
Les dernières transformations concernent les vitraux. Les verrières des XVII et XVIIIe siècles composées de verre blancs sont remplacées dans le chœur et les bas-côtés par des vitraux colorés et historiés à la mode au XIXe siècle. La plupart de ceux-ci sont détruits en 1944 par une bombe tombée devant l’église et remplacés par des vitraux contemporains de TG. Hanssen et J. Le Chevalier.

Notre-Dame : une église de plus de 3 siècles à restaurer

Tout au long du XXème siècle, l’église Notre-Dame a fait l’objet d’un entretien régulier notamment en 1992 pour son tricentenaire.
Néanmoins depuis plusieurs années apparaît un réel besoin de restauration des extérieurs de l’édifice dans le cadre de la requalification complète de l’entrée de ville.
La municipalité a donc choisi en 2016 de mandater le cabinet Lefèvre pour réaliser une étude globale de l’état sanitaire de l’église afin de permettre à la commune d’avoir une vision complète des interventions à prévoir pour l’entretien et la restauration de celle-ci.
Cette étude a permis de constater que Notre-Dame est aujourd’hui dans un état de conservation relativement bon et ne présente pas de désordres structuraux majeurs. Cependant, plusieurs désordres ponctuels et un encrassement général nécessitent une intervention à court terme sur le clos, le couvert et les décors intérieurs.

Le diagnostic sanitaire

Le diagnostic sanitaire a été rédigé par grands postes de travaux.

. La maçonnerie
Encrassement général des façades (salissures noires liées à la pollution, prolifération de mousses et lichens liées au climat et colonisation végétale), altération des modénatures en pierre de taille (éléments cassés ou altérés au niveau des corniches, bandeaux, encadrements de baies…), altération des enduits.

. Les charpentes et couvertures
Défauts d’étanchéité de la couverture au niveau des chéneaux et arêtières, pourrissement très localisé au niveau de la charpente.

. Les vitraux
Serrureries et maçonneries des verrières hautes et basses en mauvais état, vitraux des chapelles hautes cassés présentant des parties cassées lacunaires.

. Les décors intérieurs
Eléments ponctuels à restaurer (fresques latérales de la chapelle de Notre-Dame des Suffrages, tribune de l’orgue et Monument des cœurs), loges dites « du duc d’Aumale » et « du prince de Condé » aux décors fortement altérés, nécessitant une restauration complète.

. L’accessibilité
Accessibilité difficile et équipements non pérennes et inesthétiques.

. Le chauffage
Système de chauffage gaz disgracieux et présentant un risque de dégagement d’humidité nuisible aux décors, dans la sacristie, poêle à fioul à combustion vétuste, inesthétique et dangereux dans un environnement chargé de boiseries.

. L’éclairage
Eclairage intérieur nécessitant des renforts ponctuels notamment au niveau des tableaux, éclairage extérieur inexistant.

Des travaux programmés sur 3 ans

A la lecture de ce diagnostic et devant l’importance majeure de l’Eglise Notre-Dame dans l’histoire fondatrice de notre ville, la municipalité a choisi d’engager un programme de restauration complet de l’édifice sur 3 ans.

Considérant le grand intérêt architectural de l’église, le parti pris de restauration visera à respecter l’authenticité du bâti et donc à conserver un maximum d’éléments anciens ou, pour les parties lacunaires ou très abîmées, à remplacer à l’identique.

Pour les décors intérieurs, les restaurations viseront à restituer un état 19ème siècle (époque du duc d’Aumale) tout en conservant une lecture archéologique des époques précédentes.

Les travaux prévus ont été validés par la Conservation régionale des Monuments Historiques (CRMH) de la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC).

Travaux programmés

Comme pour le diagnostic sanitaire, les travaux seront réalisés par grands postes.

. La maçonnerie
Nettoyage général des façades par micro gommage, restauration des parements en pierre de taille, réfection des enduits par restitution d’un enduit naturel à la chaux.

. Les charpentes et couvertures
Réfection complète des ouvrages en plomb (arêtiers, faîtage), nettoyage et repiquage de la couverture en ardoises.

. Les vitraux
Réfection et remise en peinture des serrureries et maçonneries des verrières hautes et basses, restitution des vitraux des chapelles hautes, équipement de l’ensemble des baies par des protections grillagées en laiton.

. Les décors intérieurs
Réparations diverses sur la tribune de l’orgue et le monument des cœurs, reprise des grisailles de la chapelle de Notre-Dame des Suffrages, restauration des décors de la loge dite « du duc d’Aumale » et des pièces attenantes (plafond, papier peint, boiseries, rideaux…) et pose d’éclairage, restauration de la loge dite « du prince de Condé » (parquet, plafond, chasublier…) et pose d’éclairage.

. L’accessibilité
Restauration et remise en peinture de la grande porte, habillage de la passerelle d’accès pour les personnes en situation de handicap, création de mains courantes en fer forgé sur l’emmarchement extérieur.

. Le chauffage
Remplacement du chauffage au gaz par des radiants électriques et pose d’un chauffage radiant électrique dans la sacristie.

. L’éclairage
Révision des lustres de la nef avec ajout de spots directionnels pour l’éclairage des œuvres et chaussettes en velours.


PLANNING DE TRAVAUX

Préparation du chantier : décembre 2017
Début des travaux : janvier 2018
Fin des travaux : août 2020

PHASAGE DES TRAVAUX

. Phase 1
Janvier 2018 à août 2018

. Phase 2
Septembre 2018 à mai 2019

. Phase 3
Juin 2019 à février 2020

. Phase 4
Mars 2020 à août 2020

BUDGET ESTIMATIF

Montant total des travaux de réhabilitation de l’église = 2 440 000 € HT

La ville de Chantilly sera soutenue dans ce projet par des subventions de :

. La Direction Régionale des Affaires Culturelles pour 976 000 €, soit 40%

. Le Conseil départemental de l’Oise pour 300 000 €, soit 12,30%

. La Région des Hauts-de-France pour 488 000 €, soit 20%

Il restera à la charge de la ville 676 000 €, soit 27,70%

Dépenses par poste :
. Maçonnerie = 1 319 000 €
. Charpente = 95 500 €
. Couverture = 322 200 €
. Menuiserie = 84 000 €
. Ferronnerie = 141 400 €
. Vitraux = 175 000 €
. Restauration des décors = 57 600 €
. Décors peints = 132 600 €
. Electricité = 112 700 €



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