Chantilly

Ville de Chantilly - Site Officiel

vendredi 18 août 2017

A La Une

Patrimoine

Chantilly, une ville d’art et d’histoire au patrimoine exceptionnel.

Mondialement connue pour son château et ses courses hippiques, la ville de Chantilly est exceptionnelle tant par son histoire que par la qualité et la diversité de son patrimoine.
Nichée au cœur d’un domaine forestier de plus de 6000 hectares, la ville garde les traces architecturales et culturelles de son riche passé…

Le domaine de Chantilly

Copyright M. Savart

Le domaine de Chantilly est un site exceptionnel constitué notamment du Château, des Grandes Ecuries et de l’Hippodrome au cour d’un massif forestier de plus de 6000 hectares qui offre aux visiteurs une richesse incomparable :
- Le Grand Château, qui a été reconstruit par le duc d’Aumale entre 1875 et 1885, présente aujourd’hui le Musée Condé, deuxième plus riche collection d’œuvres des écoles françaises et italiennes après le Louvre, ainsi que des collections de livres rares.
- Les Grandes Ecuries des princes de Condé sont le second fleuron du Domaine. Uniques au monde par leur taille, la qualité de leur architecture, la magnificence de leur décor et leur situation, elles ont été construites au XVIIIe siècle par l’architecte Jean Aubert, brillant élève de Hardouin-Mansart. Elles abritent depuis 1982, le Musée Vivant du Cheval.
- Le domaine offre aussi toute la richesse et la variété de l’art des jardins. Les grands parterres à la française de Le Nôtre, restaurés en 2009, côtoient un jardin anglo-chinois et un parc paysager à l’anglaise.
- Le hameau, niché au cœur du jardin anglo-chinois aurait inspiré la reine Marie-Antoinette pour celui de Versailles.
Lien : www.domainedechantilly.com

Le Pavillon de Manse

Copyright APJM

Au bord de la Nonette, au cœur de Chantilly, le Pavillon de Manse a été construit à la fin du XVIIe siècle, en 1678, par le prince de Condé et transformé au XIXe siècle par le duc d’Aumale.

Le moulin du prince de Condé : Au XVIIe siècle, à l’époque où la ville n’existait pas encore, un magnifique parc dessiné par Le Nôtre s’étendait le long de la vallée. A l’ouest, il se terminait par le Pavillon de Manse (du nom de l’hydraulicien, concepteur de la  » machine « ) bâti pour abriter une machine hydraulique. Son rôle était d’élever l’eau de source d’un puits, vers un réservoir à ciel ouvert (aujourd’hui en face de l’hippodrome) pour de là, la distribuer aux bassins, fontaines, cascades et jets d’eau qui ornaient le jardin « des Grandes Eaux » (aujourd’hui disparu).
Le moulin du duc d’Aumale : Accolé au moulin du prince, sa première fonction fut de loger en 1846, une pompe à balancier en remplacement de « la machine des Grandes Eaux ». En 1876, s’ajouta une station de pompage plus moderne, destinée à alimenter en eau potable le Château et la ville. Un peu plus tard le duc d’Aumale, installa une blanchisserie, la plus moderne de l’époque.
Propriété de l’Institut de France, le Pavillon est aujourd’hui animé par  » l’Association du Pavillon Jacques de Manse – APJM  » qui a reconstitué la machine en bois du Grand Condé. La visite du Pavillon de Manse permet d’évoquer l’évolution des techniques hydrauliques du XVIIe siècle au XXe siècle, marquée par le passage de la mécanique tout en bois à la mécanique tout en métal.
Lien : http://www.pavillondemanse.com/

L’Eglise Notre-Dame

Copyright M. Savart

L’église de Chantilly est le monument symbolique de l’histoire de la ville. En effet, sa construction au XVIIe siècle va marquer la naissance officielle de la paroisse de Chantilly. Construite en 1687 et 1691 sur des plans de Jules Hardouin Mansart, elle est caractéristique des églises classiques : structure simple, voûte pleine en berceau, nef avec chœur en cul de four, stéréotomie permettant le percement de fenêtres hautes, grandes surfaces lisses, répétitions de formes, etc.

Son architecture intérieure, bien que sobre et simple, présente de très beaux décors tels que le monument des cœurs ayant abrité les cœurs des Condés de 1852 à 1883, la chapelle du purgatoire de Léon Bénouville et Jules Lenepveu, et de belles œuvres du XVIIIe siècle.

Les maisons des Officiers

Construites dans le prolongement des grandes écuries le long de la Pelouse, les maisons des Officiers représentent l’ensemble architectural le plus remarquable de la ville. A la fin des années 1720, dans sa volonté de donner une unité globale à la ville, le duc de Bourbon concéda à bas prix des terrains aux officiers civils travaillant à son service, à charge pour eux de faire construire une habitation suivant des plans et des directives architecturales précises conçues par le prince et son architecte Aubert. Si la partie donnant sur la pelouse était réservée à l’officier et sa famille, celui-ci pouvait faire construire des bâtiments de rapport autour d’une avant cour coté rue du Connétable et les louer à des hôteliers et artisans. C’est ainsi que naquit la vocation commerçante de la rue du Connétable alors appelée Grande Rue. Aujourd’hui, ces maisons forment un alignement harmonieux de magnifiques hôtels particuliers avec leurs jardins donnant sur l’allée des officiers et l’hippodrome.

L’hôtel de Beauvais

Edifié en 1539 par Anne de Montmorency, l’hôtel de Beauvais constitue aujourd’hui la plus ancienne maison de Chantilly, témoin de l’époque des hameaux avant la création de la paroisse de Chantilly. Tour à tour office des forêts, hôtellerie, logis de fonction des officiers du prince, presbytère, école, tribunal, prison, hôtel de ville et demeure bourgeoise, l’hôtel de Beauvais reste le témoin exceptionnel et bientôt 5 fois séculaire de l’histoire de Chantilly.

L’hippodrome

Aménagé dans les années 1840, pour accueillir les courses hippiques nées en 1834 sur ce que l’on appelait à l’époque la  » Pelouse « , l’hippodrome de Chantilly constitue un élément essentiel du développement économique et urbain de Chantilly depuis le XIXe siècle. Bordé par les Grandes Ecuries, le château, la forêt et le quartier historique de Chantilly, l’hippodrome présente, outre ce cadre prestigieux un sol souple qui fait sa réputation mondiale. Les tribunes construites dans les années 1880 sur des plans d’Honoré Daumet et inscrites au titre des monuments historiques, ont été restaurées et modernisées au début des années 2000. Spécialisé depuis sa création dans la course de plat (le galop), l’hippodrome accueille chaque année depuis plus de 150 ans, 2 des plus prestigieuses courses en Europe : le Prix du Jockey Club (1er WE de juin) et le prix de Diane (3e WE de juin) et environ 40 réunions annuelles.

L’ hippodrome de Chantilly entre dans le XXIème siècle !

La boucle est bouclée. Avec la mise en service de la nouvelle piste en sable fibré, inaugurée officiellement le 6 mars 2012 par le Maire de Chantilly et Bertrand Belinguier, Président de France Galop, mais utilisée pour la première fois le 3 mars lors de la première réunion de l’année, les travaux de modernisation de l’hippodrome de Chantilly sont désormais terminés et l’Hippodrome des Condé est entré de plain-pied dans le XXIème siècle. Retour sur ces vingt dernières années.
1993 : On le sait, le monde du cheval est depuis plus d’un siècle le cœur de l’activité économique de la Ville de Chantilly. Pourtant à l’automne de cette année là, Chantilly est en émoi. La décision vient de tomber : son hippodrome doit fermer. La saison hippique ne compte plus que six réunions, le nombre de chevaux à l’entraînement est en chute libre et l’outil est vieillissant. Mais les élus locaux et les professionnels ne veulent pas se résoudre à cette fatalité. Seule, la Ville de Chantilly ne peut rien, mais la Communauté de Communes toute entière s’est mobilisée pour mettre sur pied un plan de sauvetage, imaginé et porté à bout de bras par Eric Woerth avec le soutien de partenaires publics mais également privés. Au premier rang d’entre eux, France Galop mais également le Conseil Général et le Conseil Régional, partenaires institutionnels de la Ville, ainsi que l’Institut de France, propriétaire des lieux. Sans oublier Son Altesse Aga Khan, généreux mécène, apportant une aide financière précieuse. L’hippodrome de Chantilly obtient un sursis, une énergie considérable est déployée pour maintenir et développer les courses à Chantilly.
2003 : Dix ans plus tard, une partie des tribunes est rénovée et un nouveau restaurant panoramique est inauguré. La saison s’annonce riche avec vingt six réunions d’avril à septembre, le nombre de chevaux à l’entraînement est à nouveau en progression.
2007 : Une deuxième tranche de travaux est entreprise. Un nouveau bâtiment des balances est construit, le rond de présentation est déplacé, de nouveaux boxes sont créés pour l’accueil des chevaux, une nouvelle salle de presse est installée et la rénovation des tribunes est complétée. Pour un meilleur accès à l’hippodrome la Route de l’Aigle est déplacée, une nouvelle entrée majestueuse est édifiée et le plan des parkings redéfini.
2011 : Le conseil d’administration de France Galop décide la création d’une piste en sable fibré sur l’hippodrome de Chantilly, financée pour 3,1 millions par France Galop et 1,4 millions par la Communauté de Communes de l’Aire Cantilienne. Les travaux débutent en juillet 2011. Cette piste permet de courir sur l’hippodrome de Chantilly quel que soit le temps et aux chevaux du centre d’entraînement de s’entraîner lorsque des conditions climatiques en hiver ne leur permet pas de le faire normalement en forêt ou sur le terrain des Aigles.
2012 : La piste est utilisée officiellement pour la première fois le 3 mars. Azeville, une pouliche de 3 ans entraînée à Pau par François Rohaut, est le premier gagnant officiel sur la piste en sable fibré de l’hippodrome de Chantilly. Le nombre des réunions de course passe de 24 en 2011 à 36 en 2012 et devrait encore augmenter en 2013.
Ainsi, au terme de près de 20 ans de travaux et de près de 30 millions d’euros d’investissement, l’hippodrome aura bénéficié d’un réaménagement total, dans le strict respect de l’environnement, lui permettant d’être au même niveau que son centre d’entraînement où plus de 3000 chevaux s’entraînent au quotidien : un des meilleurs au monde.

 

Le quartier du Bois-Saint-Denis

Situé en bordure de la forêt de Chantilly, et à deux pas des pistes d’entraînements, le quartier du Bois-Saint-Denis est depuis la fin du XIXe siècle (et surtout à partir de 1920) LE quartier de la vie hippique cantilienne. Quartier des écuries de courses, berceau de la STH (Société de Transport Hippique), le Bois-Saint-Denis présente encore aujourd’hui une architecture de brique et de belles maisons de style anglo-normand rappelant la présence de la communauté britannique installée à Chantilly à partir XIXe siècle à l’appel des propriétaires anglophiles. Les noms de rues évoquent la famille d’Orléans, promoteur des courses à Chantilly dans la première moitié du XIXe siècle (avenue Marie-Amélie, avenue de Nemours, avenue de Montpensier…) ainsi que le monde hippique cantilien (place Marcel Boussac, avenue de Green Lodge…)

Le réseau des Canaux

Au cœur de Chantilly, court un réseau vaste et complexe de canaux. Le grand Canal, le canal Saint-Jean, le canal de la Machine et le canal de Manse rappellent le système hydraulique complexe imaginé par Le Nôtre et l’Ingénieur Jacques de Manse pour alimenter en eau les jardins du château au XVIIe siècle. Les bords des canaux constituent aujourd’hui un beau lieu de balade au cœur d’un environnement verdoyant.

  

 La forêt de Chantilly

Copyright E. Salmon

La forêt de Chantilly est un massif forestier de 6 344 hectares qui forme avec la forêt d’Halatte et la forêt d’Ermenonville, le massif des Trois Forêts (19 000 ha). Elle fait partie du Domaine de Chantilly et à ce titre est site classé, propriété de l’Institut de France. Elle est gérée par l’O.N.F (Office National des Forêts) suivant un plan d’aménagement tenant compte des enjeux paysagers, forestiers, écologiques, patrimoniaux et touristiques de la forêt. 
La forêt s’est constituée progressivement par les acquisitions et aménagements successifs des seigneurs de Chantilly, depuis les Montmorency à la Renaissance jusqu’au duc d’Aumale au  19è siècle, motivés par la pratique de la vènerie, la chasse à courre. Les bornes armoriées d’Anne de Montmorency (bornes de pierre sculptées aux armes des Montmorency, délimitant le territoire d’Anne de Montmorency, propriétaire de Chantilly et Connétable de François 1er), le carrefour de la Table, les croix et poteaux, les étangs de Commelle, le château de la Reine Blanche et les voies forestières rappellent les interventions des princes et marquent encore aujourd’hui le massif forestier.
La forêt est aujourd’hui un lieu de promenade grâce aux 3 chemins de Grande Randonnée et aux quatre sentiers de petite randonnée qui la traversent, un lieu de chasse à courre, un site d’entraînement pour les pur-sang, un site de tourisme équestre et une zone d’exploitation forestière. L’enjeu actuel de cette forêt est de faire coexister ces différents usages et usagers.
La forêt fait aussi partie du P.N.R Parc Naturel Régional Oise-Pays-de-France qui est très vigilant quant au respect de la faune, de la flore et de la biodiversité (plusieurs sites appartiennent au réseau natura 2000).
La forêt de Chantilly est fréquentée chaque année par 2 à 4 millions de promeneurs, majoritairement franciliens, ce qui en fait une des forêts les plus visitées de la région parisienne.

 Le cimetière Bourillon

Le cimetière Bourillon fut ouvert en 1841 sur un terrain situé dans le bois cédé en 1840 à la ville par la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, mère du duc d’Aumale. Des noms de personnages illustres figurent sur les tombes : le général Bessières, l’épouse de Champollion ou encore Gustave Macon, grand historien de Chantilly. En entrant à droite se trouve le carré des Anglais réservé aux lads, jockeys et entraîneurs établis à Chantilly dès les années 1840, et un peu plus loin, le carré des lanciers polonais. Ce cimetière mérite attention pour son intérêt historique, artistique (très beaux mausolées) ou parfois simplement anecdotique. Au fil des tombes, c’est l’histoire de la ville qui est concentrée en ces lieux.

La dentelle de Chantilly

La dentelle de Chantilly est réputée dans le monde entier. Cette dentelle de soie est généralement noire, rarement blanche. Elle s’exécute au fuseau. Dès le milieu du XVIIe siècle, la région Nord de Paris se spécialisait dans la fabrication des dentelles de soie. En 1830, l’industrie dentellière employait environ 4000 personnes dans le secteur de Chantilly (source Mlle Dugas in « Chantilly, dentelle et marchands »). A la fin du 18ème siècle, sous le 1er Empire, et jusque vers 1850, la dentelle de soie exécutée à Chantilly portait le nom de Blonde.  » La Blonde  » doit ce nom à la couleur de la soie issue du cocon du papillon, le Bombyx du mûrier. Cette soie est de teinte jaune pâle argentée et scintillante. Lorsque le fil se soie avait été teint en noir, la Blonde portait le nom de Blonde noire, La vogue des blondes noires et blanches dura jusque vers 1840 pour laisser la place à la dentelle noire que l’on appelle Chantilly et qui fut à son apogée sous Napoléon III. L’épouse de celui-ci, l’Impératrice Eugénie de Montijo, d’origine espagnole, affectionnait les dentelles noires, dont elle lança la mode. La ville a créé un musée municipal du patrimoine et de la dentelle qui rassemble de très belles pièces de collection : musée du Patrimoine de Chantilly.

La porcelaine de Chantilly

La porcelaine de Chantilly est encore aujourd’hui une activité vivante qui s’inscrit dans la tradition de Chantilly. La porcelaine de Chantilly est née dans les années 1730 grâce à Louis-Henri de Bourbon, prince de Condé, qui décide de se lancer dans l’aventure. Toute d’élégance et de bon goût, la porcelaine de Chantilly se distingue d’emblée par son extrême raffinement et la qualité de sa pâte (mélange de sable d’Aumont et de potasse, de marbre citronné de Luzarches). La ligne simple s’inspire directement du style oriental qu’affectionne le prince et qui contraste avec les productions chargées de l’époque. C’est l’apogée du style « Kakiémon » et de son décor polychrome. Après la mort du prince (1760/1800), la porcelaine de Chantilly évolue et revient à des tendances plus classiques avec le décor à la « brindille » et à « l’oeillet », en camaïeu de bleu. Mais le 19ème siècle sera fatal à la porcelaine de Chantilly. Depuis quelques années, elle revit notamment grâce à la réouverture d’une nouvelle boutique atelier où ne sont vendus que des articles peints à la main et où il est possible de voir travailler des peintres sur porcelaine.

La véritable crème Chantilly

C’est certainement grâce à elle que Chantilly est connue dans le monde entier puisque partout, on consomme avec plaisir cette délicieuse composition à l’origine bien mystérieuse. Selon la légende, la crème Chantilly est née d’un incident de cuisine. Lors d’un repas, la crème fraîche aurait manqué, alors un marmiton aurait eu l’idée de la fouetter pour en augmenter le volume et servir tous les invités. Pour connaitre la véritable histoire et la recette de la crème chantilly, téléchargez la brochure ci contre.

et sans oublier :
- L’Hémicycle du duc d’Aumale garde la mémoire de ce grand homme qui par la reconstruction du château, son généreux don à l’Institut et ses largesses envers la commune a permis le rapide développement de la ville au XIXè siècle,
- L’hôtel du Grand Condé évoque Chantilly, ville de villégiature au tout début du XXè siècle
- Le monument au Maréchal Joffre rappelle la présence du Quartier général de ce grand soldat à Chantilly entre 1914 et 1916,
- Saint Peter’s Church et le cimetière Bourillon retracent l’histoire de la communauté britannique à Chantilly,
etc…

  

Le circuit touristique de Chantilly

Chantilly propose un circuit touristique composé de panneaux explicatifs qui permet à tous de découvrir les richesses de la ville.   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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